1 - Création
Le processus complexe de création et de réalisation d’une sculpture en bronze à la cire perdue s’échelonne sur plusieurs mois.
Tout commence dans mon atelier, où je crée mon œuvre en modelant la terre ou la cire.
Puis je confie ce modèle à la fonderie. S’ensuit alors une succession d’étapes très techniques, chacune nécessitant une expertise : moulage, tirage et retouche de la cire, pose du système d’alimentation, coulée du bronze, décochage, ébarbage, ciselure, patine.
J’interviens personnellement tout au long du processus, directement ou en collaboration avec les artisans des ateliers. Chaque étape est déterminante pour le résultat final.

2 - Moulage
Un moule en élastomère est réalisé à partir de mon modèle original, afin d’en reproduire l’empreinte, reprenant fidèlement sa forme et sa texture.
La couche fine d’élastomère est renforcée par une coque en plâtre ou en résine. Ce moule permet de tirer les épreuves en cire, conformes à l’original.


3 - Confection du modèle en cire & retouche
Je retouche la cire qui m’a été préparée, rectifiant les petites imperfections et éventuelles déformations. L’épaisseur finale du bronze correspondra à celle de cette cire (quelques millimètres).

4 - Pose du système d'alimentation & coulée du bronze
Cette cire est entourée d’un système d’alimentation et d’évents, puis recouverte de plâtre réfractaire et mise dans un four à environ 700°C. La cire fond avec la chaleur, laissant un vide.
Vient ensuite la coulée, moment toujours magique, où le bronze liquide en fusion, à près de 1140 °C, vient prendre cette place vacante.
Une fois le bronze coulé, la sculpture refroidit et se solidifie. On décoche ensuite le moule.

5 - Ciselure
Intervient alors le ciseleur, qui élimine d’abord les systèmes d’alimentation et d’évents qui enserrent l’œuvre en bronze.
Puis, il travaille sur le « brut de fonderie », réplique exacte de la cire perdue, elle-même réplique exacte de mon original.
Certaines parties très fines de mes sculptures sont fondues séparément en bijouterie, puis réassemblées, avec la précision d’un travail d’orfèvrerie.
Cette étape est un ballet à quatre mains avec le ciseleur. Je valide chacune de mes pièces et nous les ajustons ensemble. C’est alors que je signe mon œuvre, la numérote, et que le cachet du fondeur est appliqué.


6 -Patine
À l’aide de son chalumeau, le patineur applique à chaud différents oxydes, acides et pigments sur la pièce. Ces différentes couches lui donnent sa teinte. Puis la pièce est cirée afin de la protéger et stopper l’oxydation du métal. C’est un dialogue avec le patineur pour obtenir les teintes caractéristiques et uniques, qui révèlent toute la richesse et la subtilité de l’œuvre.
